Infos pratiques

Les secours en montagne

Lorsque vous déclenchez une demande de secours:

 

- donnez votre nom, le numéro de téléphone à partir duquel vous appelez, puis laissez cette ligne disponible pour un éventuel rappel

- indiquez la nature de l’accident (chute, avalanche, …)

- signalez les risques éventuels (explosion, effondrement, …)

- localisez le plus précisément possible le lieu de l’accident (massif, nom précis du lieu, altitude, nom du point côté le plus proche, point GPS, …)

- indiquez la possibilité pour l’hélicoptère de se poser (balisage en place, nature du terrain, conditions météo locales, …)

- donnez le nombre de victimes, ainsi que l’état apparent de chaque victime (saignement, inconscience, respiration…)

- précisez les premières mesures prises et les gestes effectués (recherche en cours, victime mise en PLS, ventilation artificielle, RCP en cours, …)

- ne quittez pas la zone après avoir donné l’alerte, sauf nécessité absolue, et dans ce cas signalez-le aux secours.

 

En France, le secours en montagne est alternativement assuré par le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) et par les CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) de montagne.

 

D’une façon générale, vous pouvez utiliser, en Europe, le 112. Ce numéro peut parfois fonctionner même quand votre mobile n’indique pas de réseau ; mais selon votre situation géographique, votre interlocuteur pourra parler français ou espagnol, ou autre, et ne sera pas forcément montagnard…

 

Les numéros utiles pour les Pyrénées:

Hautes-Pyrénées (65)

Centrale d’alerte pour les Hautes-Pyrénées

 

Alertes

 

05.62.92.41.41

PGHM Pierrefitte

Renseignements et alertes

05.62.92.71.82

CRS 29 Gavarnie

Renseignements et alertes

05.62.92.48.24

CRS 29 Lannemezan section Montagne

Renseignements

05.62.50.12.29

CRS 29 Saint-Lary

Renseignements et alertes

05.62.39.55.18

 

 

 

Pyrénées Atlantiques (64)

 

 

PGHM Oloron

Renseignements et alertes

05.59.10.02.50

 

 

 

Haute-Garonne (31)

 

 

Centrale d’alerte pour la Haute-Garonne

Alertes

05.61.89.31.31

PGHM Luchon

Renseignements et alertes

05.61.79.28.36

CRS Luchon

Renseignements et alertes

05.61.79.83.79

 

 

 

Ariège (09)

 

 

PGHM Savignac

Renseignements et alertes

05.61.64.22.58

 

 

 

Pyrénées Orientales (66)

 

 

PGHM Osséja

Renseignements et alertes

04.68.04.51.03

CRS 58 Perpignan

Renseignements et alertes

04.68.61.79.20

CRS 58 Bolquère

Renseignements et alertes

04.68.30.30.57

 

 

 

Espagne

Par défaut

112

Aragon (du massif de l’Aneto au col du Somport)

Alertes

062

Navarre

Alertes

112

Catalogne (du val d’Aran à l’Ouest et vers l’Est)

Alertes

085

 

 

 

Andorre

Alertes

112

Autres numéros utiles pour les secours:

Corse

Alertes

17

 

 

 

Massif Central

Alertes

17

 

 

 

 

 

 

Hautes Alpes (05)

 

 

Centrale d'alerte des Hautes Alpes (05)

Alertes

04.92.22.22.22

CRS Briançon

Renseignements et alertes

04.92.21.16.51

PGHM Briançon

Renseignements et alertes

04.92.21.08.83

 

 

 

Alpes Haute-Provence (04)

 

 

PGHM Jausiers

Renseignements et alertes

04.92.81.07.60

 

 

 

Alpes Maritimes (06)

 

 

CRS 6 St Laurent du Var

Renseignements et alertes

04.93.19.34.88

PGHM St Sauveur sur Tinée

Renseignements et alertes

04.93.02.01.17

 

 

 

Savoie (73)

 

 

PGHM Bourg St Maurice

Renseignements et alertes

04.79.07.01.10

PGHM Tarentaise

Renseignements et alertes

04.79.08.29.30

PGHM Maurienne

Renseignements et alertes

04.79.05.11.88

CRS Pralognan la Vanoise

Renseignements et alertes

04.79.08.77.95

 

 

 

Haute-Savoie (74)

 

 

PGHM Chamonix

Renseignements et alertes

04.50.53.16.89

 

 

 

Isère (38)

 

 

Centrale d'alerte n° unique

Alertes

04.76.22.22.22

CRS 47 Alpes Grenoble

Renseignements et alertes

04.76.84.70.46

PGHM Grenoble

Renseignements et alertes

04.76.69.48.48

Poste de secours la Bérarde

Renseignements et alertes

04.76.79.51.00

Poste de secours l'Alpe d'Huez

Renseignements et alertes

04.76.80.49.01

image

Les cotations en escalade libre rocheuse (falaise)

Cela débute à 2 et s'arrête pour le moment à 9b+, cette limite supérieure a beaucoup évolué en une trentaine d'années. En France, il est fait une différence entre les cotations « falaise » et les cotations « bloc », bien qu'elles utilisent les mêmes chiffres.

Les différents niveaux de cotations :

-          tout d'abord les degrés de 2 à 9

-          puis des subdivisions notées a, b ou c

-          puis des subdivisions complémentaires notées + ou -, ou encore a/b, b/c, …

 

Ainsi, une voie cotée 6a+ est-elle plus difficile qu'une 6a, et plus facile qu'une 6b-.

 

Il existe dans le monde plusieurs échelles de cotation, la première date de 1925 (Echelle Welzenbach). Cette échelle comportait six degrés. Une norme UIAA (Union Internationale des Associations d'Alpinisme) définit une échelle de cotation qui fait référence. Mais, plusieurs pays utilisant leur propre système, il existe un tableau de correspondances, dont voici les 3 principales :

 

Equivalences entre les différentes échelles modernes de cotation (falaise).

 

UIAA

GB

USA

FR.

-

-

5.3

3

-

-

5.5

4

V

4b

5.6

4c

V+

4c

5.7

5a

VI-

5a

5.8

5b

VI

5.9

5c

VI+

5b

5.10a

6a

VII-

5.10b

6a+


5c

5.10c

6b

VII

5.10d

6b+

VII+

5.11a

5.11b

6c

VIII-

6a

5.11c

6c+

VIII

5.11d

7a

VIII+

6b

5.12a

7a+

5.12b

7b

IX-

5.12c

7b+

IX

6c

5.12d

7c

IX+

5.13a

7c+

X-

7a

5.13b

8a

5.13c

8a+

X

5.13d

8b

X+

7b

5.14a

8b+

XI-

5.14b

8c

 

 

Les cotations falaise tiennent compte des facteurs suivants: difficulté intrinsèque, pas les plus durs, et notion de résistance.

Les cotations en escalade sur blocs

Les cotations bloc sont données uniquement en fonction de la difficulté intrinsèque du problème.

En escalade sur bloc, la couleur des flèches peintes sur le rocher définit la difficulté globale du circuit, qui peut être augmentée d'un + ou diminuée d'un -. Il faut cependant nuancer car la hauteur du bloc ou la réception en cas de chute jouent sur la cotation. Les cotations bloc sont plus sèches qu'en falaise.
Pour la plupart des circuits, le tableau suivant résume l'ordre des cotations :

Difficultés en bloc

Couleur

Abréviation

Désignation

Cotation

Blanc enfant

F

Facile

1

Jaune

PD

Peu Difficile

2

Orange (parfois vert)

AD

Assez Difficile

3

Bleu

D

Difficile

4

Rouge

TD

Très Difficile

5

Noir/Blanc

ED

Extrêmement Difficile

6

Hors-circuit

ABO

ABOminablement difficile

7 et 8

Correspondance entre les cotations falaise et bloc, en France:

Falaise

Bloc

3

-

4

-

4c

-

5a

4a

5b

4b

5c

4c

6a

5a

6b

5b

6c

5c

7a

6a

7b

6b

7c

6c

8a

7a

8b

7b

8c

7c

9a

8a

L'escalade artificielle

L’escalade artificielle consiste à progresser sur les points que l’on place dans les différentes faiblesses du rocher, telles que les fissures, les trous… La cotation en "Artif" est fonction de la solidité des points et de la hauteur de chute possible lorsqu’un des points cède sous l’effet de la chute du grimpeur.
Les différentes cotations s’échelonnent entre A0 et A6 :


A0 : Tous les points de protection sont en place et résistent à une chute du premier de cordée. Si vous rencontrez dans une voie de plusieurs longueurs une section A0, c’est généralement une longueur dite "tire clou", qui vous aide à franchir une section difficilement réalisable en libre.
A1: La cordée équipe elle-même la voie, les points résistent à la chute, même si deux points au  plus peuvent être plus délicats. Le matériel utilisé est composé de pitons, de coins de bois, de coinceurs, de friends...
A2 : La cordée équipe la totalité de la voie. La majorité des points résistent à une chute. Certains passages sont plus techniques et les passages délicats correspondent entre 5 et 10 points successifs.
A2+ : Un peu plus délicat, la chute potentielle se situe entre 10 et 20 mètres.
A3 : Les passages techniques sont plus longs et peuvent être réalisés sur crochets. Néanmoins des points bétons du type spits ou pitons scellés sont en place entre les passages techniques. La chute potentielle peut atteindre entre 20 et 25 mètres.
A3+ : Les pas peuvent être encore plus délicats. Le niveau y est beaucoup plus soutenu et la chute potentielle peut avoisiner les 30 mètres.
A4 : Très longues sections techniques, les points de progressions (à opposer aux points d’assurage) peuvent avoir 10 mètres d'écart. La progression devient plus lente. Une longueur peut demander plusieurs heures. Des points solides entrecoupent ces sections très délicates.
La chute potentielle peut atteindre les 50 mètres.
A4+ : Pas encore plus délicats, escalade plus technique et plus soutenue.
A5 : Extrême, tous les points sont des points de progressions et pas des points d’assurage. La chute est interdite. L’ascension d’une longueur peut devenir interminable, de plusieurs heures à la journée.
A5+ : Aucun point ne résiste à la chute sauf les relais. Autant dire que la chute est interdite.
A6 : Par définition, les points ne résistent qu’au poids du grimpeur. Les points et même les relais ne résistent pas à un vol. La chute est donc strictement interdite.

Les cotations en alpinisme

La cotation d'une course d'alpinisme prend en compte beaucoup plus de facteurs que la cotation des voies d'escalade pure. En général, on utilise un mélange des cotations de difficulté technique pure (la notation UIAA présentée dans le tableau des cotations d'escalade par exemple) agrémenté d'une seconde notation plus généraliste, prenant en compte les différents aspects de la course sur son ensemble. On trouve parfois simplement cette dernière indication, détaillée dans le tableau suivant:

                                    COTATION GLOBALE

Notation

Description

F

Facile

PD

Peu Difficile (passages de 2 à 3)

AD

Assez Difficile (passages de 3 à 4)

D

Difficile (passages de 4 à 5)

TD

Très Difficile (passages de 5 à 6a)

ED

Extrêmement Difficile (passages de 6)

ABO

ABOminablement difficile (passages de 6 soutenu avec nombreux passages plus difficiles en 7)

S'ajoutent ensuite des sous-cotations repérées en + ou -, ou bien en sup. ou inf. (supérieur ou inférieur).

 

Une course d'alpinisme peut se dérouler uniquement en rocher (en escalade libre ou artificielle), mais aussi en neige et glace, ou présenter tous ces aspects à la fois, on dit alors en mixte. Voir à cet effet les échelles de cotation des paragraphes suivants, qui viennent compléter la cotation globale du tableau ci-dessus.

ATTENTION : La cotation est différente pour le ski ou l'alpinisme : un couloir peut facilement mériter un D pour le ski alors que sa cotation alpinisme, à la montée, ne dépasse pas AD ou PD.

 

Remarque: il est fréquent de constater que pour les cotations de difficulté technique pure, on utilise les chiffres romains jusqu'au degré 5 (c'est-à-dire II, III, IV, et V), et les chiffres arabes à partir du degré 6...

L'échelle ski

Cette cotation ponctuelle, complémentaire à la cotation globale, évalue la difficulté du passage le plus délicat de la descente à ski. Elle est essentiellement liée à la pente, mais prend aussi en compte l'exposition. Ses différents degrés sont :

 

S1 : itinéraire facile ne nécessitant pas de technique particulière pour évoluer en sécurité, route forestière par exemple.

S2 : Pentes assez vastes, même un peu raides (25°), ou itinéraires vallonnés.

S3 : Inclinaison des pentes jusqu'à 35° (pistes noires les plus raides des stations, en neige dure). L'évolution en toutes sortes de neige doit se pratiquer sans difficulté technique.

S4 : Inclinaison des pentes jusqu'à 45° si l'exposition n'est pas trop forte; à partir de 30° et jusqu'à 40° si l'exposition est forte ou le passage étroit. Une très bonne technique à ski devient indispensable.

S5 : Inclinaison de 45 à 50° voire plus si l'exposition est faible. A partir de 40° si l'exposition est forte. En plus d'une technique parfaite, la maîtrise nerveuse devient importante.

S6 : Au delà de 50° si l'exposition est forte, ce qui est le plus souvent le cas. Sinon à partir de 55° pour de courts passages peu exposés.

S7 : passages à 60° ou plus, ou saut de barres en terrain très raide ou exposé.

La cotation d'engagement, en glace, neige, ou mixte

La cotation d'engagement est une estimation du degré de danger dans lequel se trouverait la cordée si un problème survenait. Elle prend en compte de très nombreux critères et reste subjective. Parmi les critères principaux, on peut noter l'éloignement de la civilisation (refuge, vallée, etc.), les possibilités d'échappatoire ou de redescente, l'altitude, ...

I : L'itinéraire est court et s'effectue rapidement. Comme il est proche de la vallée ou du refuge, les secours peuvent intervenir rapidement. Il est possible de faire demi-tour à tout moment.

II : L'itinéraire est plus long (4h environ) et se déroule un peu plus loin de la vallée ou du refuge. Néanmoins, il est possible de faire demi-tour à tout instant. Les secours peuvent être avertis assez rapidement.

III : L'itinéraire s'étale sur plus d'une demi-journée et ne se déroule plus aux abords directs de la civilisation. La retraite est possible mais commence à être délicate. En cas de mauvais temps, les secours peuvent connaître de grosses difficultés pour apporter leur aide aux alpinistes.

IV : L'itinéraire s'étale sur une journée complète. Le parcours est long et n'est pas accessible depuis la civilisation. La retraite est délicate. Un point de non retour peut être rencontré. En cas de mauvais temps, l'itinéraire peut s'avérer très dangereux et les secours ne peuvent intervenir.

V : L'itinéraire est très long et demande entre 12 et 24h d'effort. L'accès est difficile. La retraite est délicate dès l'attaque de la voie. Rapidement il n'est plus possible de faire demi-tour. Les échappatoires sont rares et délicats. En cas de mauvais temps ou de problème, les alpinistes doivent compter sur eux-mêmes.

VI : L'itinéraire est long et peut demander plusieurs jours. L'approche est aussi longue et délicate. L'itinéraire est totalement isolé. Une fois engagé, il n'est plus possible de faire demi-tour. Les échappatoires sont des courses en soi. Une totale autonomie de la cordée est requise dans la difficulté.

L'escalade glaciaire

La cotation en escalade glaciaire prend en compte différents facteurs: la verticalité de la paroi, la hauteur de la section la plus dure, la configuration de la glace (rideaux, cigare, goulotte,…), la qualité de la glace (fine, bien fournie, compacte, aérée,...).
Le principe est une cotation à double entrée, système venu du Canada, qui tient compte de 2 facteurs, l'engagement d'une voie et sa difficulté pure. On distingue ainsi le "sérieux" de la course exprimé en chiffres romains (Grade), et le degré de difficulté technique exprimé en chiffres arabes.

Les différentes cotations s'échelonnent entre le Grade III et le Grade VII :
Grade III : Peu d'inclinaison, 75° avec de nombreux ressauts. La glace est bien compacte.
Grade III+ : Identique au Grade III avec un ressaut plus raide (80°).
Grade IV : Passage raide à 85° sur 10 mètres avec une glace compacte.
Grade IV+ : Identique au Grade IV, mais le passage plus raide peut aller jusqu'à la verticale sur environ 15 mètres.
Grade V : Passages verticaux sur 20 mètres. La glace commence à s'aérer et donne des formes particulières, comme des "cigares" en cascade de glace.
Grade V+ : Plus technique, les passages verticaux peuvent atteindre 30 mètres.
Grade VI : Technique, les passages verticaux peuvent atteindre 40 à 50 mètres.
Grade VI+ : Voie totalement verticale, avec des passages en petits surplombs.
Grade VII : Escalade extrême et technique. Très raide avec de gros surplombs.

Le degré de difficulté technique s'échelonne de 1 à 7 et peut varier suivant les conditions de la glace :
1 : Cascade présentant des passages à 50 / 60°.
2 : Cascade présentant des passages à 60 / 70° avec de bonnes possibilités d'assurage.
3 : Cascade présentant des passages à 70 / 80°.
4 : Cascade présentant des passages à 75 / 85° avec une courte section verticale.
5 : Cascade présentant une section à 85 / 90°. Condition de glace délicate.
6 : Cascade présentant une longueur difficile demandant une bonne maîtrise technique. Qualité de glace délicate et ancrages difficiles.
7 : Grande maîtrise technique, gros mental et très difficile.

On peut également trouver des indications complémentaires, avec l'utilisation des lettres suivantes: X pour la fragilité des structures de glace, R pour leur faible épaisseur, et M pour le caractère mixte (voir ci-dessous).

Le dry tooling

C'est une escalade mixte entre zones de rocher, qui sont gravies en crampons et piolets, et zones de glace, éventuellement de neige. L'équipement est donc celui adapté à l'escalade glaciaire. Ce "mixte moderne" est en pleine évolution, et le système de cotation n'est pas encore figé. Il se caractérise par l'utilisation de la lettre M, l'échelle de cotation va de M1 à M12 (pour l'instant), et comporte des demi-degrés en + et -.

CLUB ALPIN FRANCAIS LOURDES CAUTERETS
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