Carnet de route

Pic et pic et colegram, ce sera une histoire de traces autour du Pourtalet...

Le 16/01/2018 par THOMAS Michel

Autour du Pourtalet : un travail de préparation fastidieux en cette période nivo-météorologique plutôt variable.
Trois hypothèses pour cette sortie : enchaînement d’Estrémère et de Peyrelue, Tour de l’OSSAU ou enchaînement Pic d’Astùn et Pic de Canaourouye.

L’objectif : faire de belles descentes et peu importe le dénivelé positif, limité quand même à 1500 m…vers des sommets que je ne connais pas. Le tour de l’Ossau est d’ores et déjà disqualifié sur les descentes.

1 seul Lourdais pour cette sortie commune aux CAF de PAU et de LOURDES.

Le processus de sélection du projet ne s’est heureusement pas fait par Am stram gram, mais sur une lecture parfois difficile du BERA, de la carte et du topo de Fred CABOT.

Nos spatules fin prêtes pour des descentes d’anthologie commenceront par franchir le Col des Arazures pour descendre sur le vallon du Gave de Bious. La carte m’aurait plutôt incité à emprunter le col d’Anéou mais le topo dit col des Arazures donc on suit - intelligemment et non bêtement, le topo - et on entame une première belle descente dans une poudreuse de rêve sous les yeux narquois d’une harde d’isards qui attendent non sans raison les gamelles de ces drôles de bipèdes affublés de planches à leurs pieds; les quadrupèdes n’avaient pas tort, il y a eu bien deux chutes liées en partie à un relief un peu traître en raison de la luminosité.

C’est pas le tout, maintenant que nous sommes au fond, il va falloir remettre les peaux pour atteindre le premier pic du jour : le Pic d’Astù qu’on ne voit pas encore.
Le beau vallon d’Astù nous ouvre les bras et la montée débute tranquillement  par une trace qui part vers le col d’Anéou que l’on quitte rapidement pour faire la nôtre.

Arrivés au niveau du Baigt de Houer, un skieur apparaît au col d’Astù et attaque une première descente  dans le ravin éponyme et y laisse de belles signatures : il n’en fallait pas plus pour que nos 2 dameuses du jour accélèrent la cadence.
Rapidement donc, on laisse à notre droite le Pène Blanque et les dameuses se relayent sans ralentir la cadence donc, pour profiter plus rapidement de la descente sans doute; le groupe des cinq arrive au sommet du Pic d’Astùn presque groupé : on a quand même fait quelques courtes pauses pour y arriver.
Le sommet nous offre une superbe vue sur le versant hispanique du massif et  on tourne  un peu le dos à la montagne fétiche des autochtones du jour.
Vu les conditions, et les traces laissées par notre skieur inconnu venu de la station d’Astùn, nous sommes en position descente en un clin d’oeil et  nous voilà partis…Pour moi, grisé par par l’appel de cette poudreuse de cinéma, je décide de la goûter au troisième virage…et Jean-Philippe me suit quelques secondes plus tard avec encore plus d’assiduité.
On arrive quand même tous entiers au pied du Pic de la Gradillère avec un décompte de beaux virages non évalué tant il y en avait. Bref, que du bonheur !
On mettra les chutes sur le compte d’une hypoglycémie passagère, car nos estomacs descendent comme nous mais vers les talons…et nos sacs s’ouvrent en un éclair pour attaquer le casse-croûte à l’heure espagnole.

Fin de la pause déjeuner, il faut repeauter pour gravir d’abord le col de Houer par une pente qui se redresse de plus en plus sous le Pic de la Gradillère - certains se posent des questions auxquelles j’essaie de répondre - et on atteint sans encombre le col.
Le Pic de Canaourouye n’est plus qu’à quelques encablures mais sans le câble du téléski ou du fil-neige, c’est encore nos gambettes qui doivent nous y propulser.
Nous y arrivons rapidement - j’en profite quand même pour regarder par où nous allons descendre - car il y quelques requins apparents dans ce dernier ressaut qui ne demandent qu’à faire des traces sur nos semelles.
Photos de famille, un dernier regard sur Anayet , Arroyeras, Pics d’Enfer et nous nous tournons résolument vers « LE PIC » pour attaquer la descente par la croupe Est du Canaourouye et rejoindre après une longue série de virolets tous plus ronds les uns que les autres  - je parle des virages et pas des skieurs bien entendu - le centre pastoral puis nos véhicules.

Des traces de montée - presque plates, trop raides,… des traces de descentes plutôt rondes - quoique… -, des traces sur les organismes - pas trop quand même pour ce bel enchaînement - , l’histoire du jour était toute tracée et n’était finalement qu’une histoire de traces…autour de 2 cols et 2 pics pour 1350 m de dénivelé gravis et 17 km parcourus.

Voilà, voiloù, l’histoire se finit  forcément par les traces photographiques du jour et bien évidement la trace GPS….

A bientôt pour un prochain épisode des sorties de Zenpy.

Les photos du jour : https://photos.app.goo.gl/k7yE3OlRhTYnIrqU2
Le diaporama du jour : https://vimeo.com/251293156
La trace GPS du jour : https://www.visugpx.com/f2IUDB11BG

 

 

 







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