Carnet de route

RDN: autonomie en Ariège

Le 11/08/2012 par Valérie, Jean-Francois, Michel et Jean

Préambule : (Jean)

Initialement j’avais minutieusement préparé un raid en autonomie de 3 jours en boucle entre la très sauvage Ariège, l’Espagne et l’Andorre, celui-ci semblant un peu « rude », je choisis donc d’utiliser (sans avoir le temps de l’analyser) un autre topo de 3 jours (entre Ariège et Espagne) donné comme plus facile, du coup ce fut 3 jours de découvertes, de surprises et d’adaptations entre sentiers escarpés et hors entiers douteux, heureusement les trois personnes qui m’accompagnaient connaissent mon goût pour les « aventures » et n’ont  jamais perdu la sérénité et la bonne humeur exigées lors de mes sorties, merci à elles.  

 

 

Premier jour : (Valérie)

C’est avec une petite forme que je rejoins le groupe samedi matin, je pars avec une angine et la capacité respiratoire d’un poisson rouge. Mais bon, cela fait tellement plaisirs de partir avec la bande. Et puis le programme annoncé n’est pas si terrible avec une moyenne de 700m par jour (noté bien la notion de moyenne !).

7h, départ pour l’Ariège. Les conversations vont bon train dans la voiture et la route est avalée tranquillement, avec quand même une pause café à St Girons.

9h30, nous prenons le départ de notre périple depuis le lieu dit Ossèse (940 m). Les sacs sont bien chargés et l’ambiance joyeuse.

Tout le premier tiers de la montée se fait sous la forêt, et bien heureusement car ça monte assez raide. Je me dis « avec le dénivelé que l’on prend dès le début, on sera vite arrivé !!! ». A la fin de la forêt, les épaules commencent à tirer et le soleil (le truc qui brille dans le ciel) nous fait souffrir. Jean nous trouve une belle prairie au bord d’un ruisseau pour faire la pause, nous sommes vers 1600 m d’altitude ! Nous venons de faire « les premiers 700 m de la journée », on examine la carte pour rejoindre la cabane de Materat à 2150 m (lieu de la première nuit sur le topo), et là j’ai comme un doute : mais combien reste t’il de dénivelé ? (dans la voiture ce matin le sujet à semble-t-il était abordé mais j’ai du avoir des absences), en regardant de plus prés la carte nous n’avons fait que la moitié du parcours il nous reste encore  550 m de dénivelé à avaler.

Nous repartons, rapidement  Jean me déleste de la tente, ça va mieux merci ! Allez courage, le paysage est beau. Le terrain est particulièrement verdoyant ici, de nombreuses sources arrosent les prairies et « enfin » nous arrivons à la cabane de Materat sous trois gouttes de pluie. Cabane bien équipée et propre, le col de Materat (2217 m) pour basculer en Espagne est tout proche aussi nous décidons de le franchir pour bivouaquer 150 m plus bas à l’Estany del Port, du coup nous prenons un peu d’avance pour la journée du lendemain et ainsi ça fera 1300 m de dénivelé positif. Lle compte n’est pas bon par rapport au topo (GROSSE boulette) mais au moins il est rond.

Il est à peine 15h00 passée lorsque avec Michel -avant d’installer le campement- nous décidons d’aller piquer une tête dans le lac. Propres et les jambes légères nous nous mettons à l’installation du camp. Il y a beaucoup de vent et un petit orage s’abat sur nous alors que nous constatons qui manque les arceaux de la deuxième tente. Action débrouille, les bâtons feront l’affaire.

Je pars à l’exploration du terrain alentour et découvre une pelouse protégée du vent. Je rapporte le lieu à mes compagnons et nous voilà trimballant le campement de quelques dizaines de mètre. Nous voilà bien installé pour l’apéro, le dîner et la nuit. Michel décide de dormir à la belle étoile,

22h tout le monde dort, enfin presque !

 

 Deuxième jour : (Michel)

Ce matin, le ciel est bien dégagé, le paysage de lacs, ruisseaux, pins, sur tapis de rhodos et de myrtilles est frais et riant.

Nous abandonnons rapidement le sentier bien tracé pour un hors sentier ou Jean se prend vite fait les pieds dans le tapis ! deux heures à crapahuter à mi-pente de faux sentiers en faux cairns mais toujours dans la bonne humeur. Notre raccourci nous a bien fait gagner ... - 1h00,  nous parlerons dorénavant en horaire négatif. Nous mettons Jean en garde sur sa difficulté à BIFURQUER A GAUCHE !!! Finalement nous rejoignons les estanys de Guerossa et Blanc mais sans passer par l’estany de Flamisella (et prendre 1000 €), passé une superbe cascade un premier laquet ne manque pas d'attirer la naïade du groupe qui bientôt barbote dans une eau vivifiante sous les applaudissements des randonneurs locaux admiratifs.

Passé les 2 estanys et la pause casse-croûte nous franchissons dans la poussière et sous la chaleur le col de Cercastan pour rejoindre par une longue et raide descente, sur un terrain beaucoup plus minéral, le plus grand lac naturel des Pyrénées, le lac de Certascan. Nous profitons d'une halte au refuge éponyme pour nous ressourcer, enfin plutôt nous "embièrer".

Jean annonce que nous sommes THEORIQUEMENT proches du point de bivouac alors que devant nous, un sentier en zig-zig monte presqu'à la verticale, il décide de le contourner astucieusement par la droite (toujours sa difficulté à BIFURQUER A GAUCHE ! ou alors il faut qu’il arrête la bière ?) et nous voilà partis pour deux heures de contournement de la BOUGNE se terminant sur une charmante piste forestière parfaitement carrossable, heureusement en récompense, l’estany de Romedo de Baix sur lequel nous débouchons et le cheminement acrobatique qu'il impose pour rejoindre l’estany de Romedo de Dalt (lieu de notre second bivouac) valaient vraiment le détour.

Nous parvenons enfin à notre bivouac après un dénivelé somme toute modeste (900m) mais une longueur de pas loin de vingt kilomètres assez éprouvante pour une dizaine d'heures. Comme on dit en Cafiste ancien : sacrée BAVANTE !!!

Au Final une superbe journée, à travers des paysages sauvages et magnifiques pour autant à part moi, personne ne veut aller copiner avec les truites qui gobent de tous côtés.

Note du rédacteur:

Les termes en majuscules font partie du lexique « montanesque ». Opuscule à paraître en janvier.

 

Troisième jour : (Jean-François)

Suite de notre « bavante » en Ariège. Après une petite grasse matinée (7H30) nous reprenons notre chemin, objectif du jour, retourner à la voiture, cependant le chemin n’est pas encore défini ; les crêtes et des hors sentier perpétuels ou faire le tour ?...notre condition physique en décidera. Après une heure de marche nous rejoignons la France et le port de Couillac, le poids de nos sac nous fait choisir le passage le plus simple mais le plus long,  quoi que!!! Il est 13h00 passé lorsque nous nous arrêtons près de l’étang d’Alet afin de nous restaurer car les myrtilles que nous avons trouvé sur notre passage ne nous ont pas rassasié, rapidement nous repartons car des nuages commencent à nous obstruer le parcours à nouveau hors sentier. Passé une heure de marche nous arrivons à la cabane de la Lacarde ou nous prenons le temps pour le thé et le café. Il nous faut a nouveau emprunter un long hors sentier pour rejoindre la vallée ou nous attend la voiture, long car là ou on nous annonce plus que 1h30 de marche avant de rejoindre la voiture (ça devait être pour ne pas nous décourager) il nous a fallu pas moins de 3h00, d’abords de bougne en bougne, sur des pentes raides et herbeuses « malcommodes » puis ENFIN sur le sentier du premier jour. Arrivé vers 18h00 à la voiture le compteur affiche sensiblement + 900 m de dénivelé positif pour pas loin de 2000 m négatifs et plus de quinze kilomètres d’itinérance.

Malgré tous ces aléas nous retiendrons que les paysages étaient vraiment magnifiques et ça changeait un peu de  « nos » montagnes que nous côtoyons tous les jours.

 

Conclusion : (Jean) : un bien joli raid !!!, comme je les aime, ceux qui me connaissent ne seront pas surpris, pour les autres, ils sont maintenant prévenus ;-)))

photos: http://picasaweb.google.com/lourdes.ffcam

 







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