Carnet de route

SKR: Pic Bareilles

Le 17/02/2013 par Sarthou Yves

C'est dans les Pyrénées Atlantiques (il y avait parmi nous quelques gracieux spécimens du 64, ce qui m'interdit de parler des « Basses ») que Claude avait décidé, en vieux renard des neiges, et pour être en phase avec l'air du temps, de nous initier à un nouveau concept : la randonnée gué. Pour ce faire, et afin de pouvoir goûter cette gâterie en toute intimité, c'est au fond d'un vallon connu des seules biellettes (jeunes bergères béarnaises du village de Bielle en Ossau) qu'il nous a conduits à l'heure du laitier.

Les pentes du Larie n'étaient pas sûres, quà cela ne tienne. C'est à l'assaut du Pic Bareilles que notre groupe de dix athlettes*** allait se lancer.

Après quelques man½uvres expertes de nos deux briscards du 4X4, Valérie et Jean, c'est vers 700m que nous avons commencé notre ascension sous les futaies obscures et froides du bois du Boila. Et Boila t'y pas que surgi de nulle part, trois congénères des Hautes, de sexe masculin et de type 'randonneur à qui on ne la fait pas' se retrouvaient sur nos arrières... et qu'ils y restaient trop longtemps au goût de certain(e)s. Qu'espionnaient-ils ? Le nouveau concept de Claude ? Les secrets de notre virage amont ? Convoitaient-ils  nos traces, un supplément de casse-croûte ou...l'une d'entre nous ? Très bientôt, lorsque la pente s'est relevée nous avons été rassurés ; ils nous ont doublés et nous ont mis une heure dans la vue. Fin des soupçons !

Il faut dire qu'une fois dépassée la cabane du Bourdiou d'Aspeigt, en remontant la route forestière, il y en a eu à sauter...des gués !!! C'est fou ce qu'ils faut de petits ruisseaux, qui descendent n'importe où et n'importe comment, pour faire une rivière mêm' pas si grande que ça en fond de vallon. Déchausser, rechausser, re-déchausser... Claude était sur le point de se faire de nombreux amis lorsque, ô instant sublime,  les dieux (à mon avis il fallait qu'il soient plusieurs) nous ont tout accordé à la fois : le soleil qui nous attendait à la sortie du bois, le spectacle des murailles du Lauriolle, les champs de neige qui montaient à l'assaut de ses aiguilles calcaires, les drapés qu'avait dessinés la dernière pluie sur le manteau blanc (Attention cliché !) des sommets zzalentour.

Le reste ne fut que du bonheur. Une fois franchie la cabane d'Ibech, il suffisait à notre petit groupe, totalement séduit maintenant, de suivre l'évidence d'un cheminement entre de petits vallons suspendus qui nous ont menés jusqu'au col des Arques.

De là, nous avons eu droit à deux sommets pour le prix d'un : le Turon de la Goïta (à vos souhaits !) puis le pic Bareilles, et donc à deux descentes.

Et la neige ? Ben, tout à fait correcte.

C'est donc dans l'allégresse générale que nous avons ressauté avec ardeur tous les gués qui se présentaient à la descente en travers de nos spatules et que nous sommes rentrés...à la queue leu leu of course (honni soit qui mal y pense !) jusqu'à nos 4X4, puis jusqu'au bistrot du coin.

Merci Claude ! Ton nouveau concept était une vraie réussite. Pour de nouveaux gués, c'est où tu veux et quand tu veux !

Y

PS: *** il fallait lire "athlètes" bien sûr! Et dire que ça a été prof et qu'on nya confié nos enfants!?!?

PPS: comme on peut le constater, ce compte-rendu est évolutif.

 

Photo: http://picasaweb.google.com/lourdes.ffcam







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